Tout apprendre sur Warhol

J’ai participé en février au MOOC organisé sur le site Coursera, par l’université d’Edinbourg, sur Andy Warhol. C’était la deuxième fois que l’université réalisait ce cours. Si ça vous intéresse, inscrivez-vous pour être averti quand il sera programmé à nouveau.

Qu’en ai-je appris? Plein, plein de choses, sauf où placer le « h » de Warhol du premier coup… A dire vrai, sauf les célèbres portraits de Marylin, et les boites de soupe Campbell, je ne connaissais pas le travail de Warhol.

Pourtant le Pop art, que l’on l’aime ou pas est partout autour de nous. Le plus basique des logiciels de retouche d’image propose la fonction « Pop art ». Je ne vais pas développer ici ce mouvement, mais simplement évoquer ce que j’ai retenu du mooc. andy-warhol-autoportaitLe cours est composé de cinq rubriques qui permettent de balayer le travail de Warhol.

  • La célébrité : Warhol a été attiré vers les célébrités et ce qui conduit à la célébrité très jeune. Il a travaillé à partir d’image de célébrités, s’en est entouré, jusqu’à en devenir une lui-même.
  • Le sexe : Sur ce sujet, il s’agit de faire référence à des films qu’il a produit. Au final, il s’agit surtout de provoquer, plus par l’idée même de ce qu’il y aurait dans le film, plus que par les images en elles-mêmes.
  • L’argent :  Warhol ne cache pas aimer l’argent. Il créé dans ce but, il connaît les codes de la promotion puisqu’il a travaillé dans la publicité. Son studio est appelé « the factory », on est clairement dans une idée d’un art qui crée de l’argent. Et sur ce point, son succès est complet puisque certaines ventes atteignent des records de son vivant, et maintenant encore.
  • La mort : c’est un thème qui le fascine également. Il a été victime d’une tentative de meurtre qui l’a plongé dans le coma, mais il s’en est sorti. Il avait un coté hypocondriaque. Je ne connaissais pas ses séries « death and disaster », il reprend des images de faits divers (ici un exemple du musée Guggenheim en ligne).  Il travaille aussi sur les images de chaises électriques ou de cranes.
  • Le temps : il réussit à inventer sa propre échelle de temps au travers de certains films. Il est aussi conscient de l’évanescence du temps. Il créé les « time capsule », des cartons qu’il remplit de ce qui lui passe sous la main (correspondance, vêtement, tickets divers, en moyenne environ 250 items) et ferme en inscrivant la date.  L’ouverture d’une de ces 600 time capsules est un évènement. Pour ma part, c’est ce projet qui m’a le plus surpris. Certainement qu’il faisait écho au projet de « grenier du siècle » mené à Nantes à l’aube de l’an 2000.

Le cours en lui-même manquait, à mon avis, d’illustrations et d’animations : la plupart des vidéos montrent simplement l’intervenant parler et assez peu les œuvres en elles-même. C’est dommage, on est obligé de chercher en parallèle sur Internet pour avoir des illustrations et comprendre de quoi l’intervenant parle. Questions de droits, je crois. Ce coté m’a déçue, mais pour le reste, j’ai trouvé ça intéressant : le cours est bien construit, les vidéos ne sont pas trop longues, les thèmes sont bien choisis. On sent le coté universitaire du cours dans son déroulé. Les quizz vont dans le détail et les questions sont tournées pour mener au piège (d’autant plus difficile que je ne maîtrisais pas toutes les subtilités de la langue), les exercices sont intéressants et demandent un vrai investissement personnel.

Les MOOCs sur les arts sont trop rares pour se permettre d’être difficile…

A noter les cours sont en anglais, aussi bien les vidéos que les documents. Pour les vidéos, certains professeurs ont des accents écossais pas facile à déchiffrer, mais heureusement, on peu mettre le sous-titre (en anglais, mais ça aide bien).

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