Rencontre avec l’association Interface

Dans un article récent, je découvrais l’initiative de l’association Interface à Dijon.

Nadège Marreau, coordinatrice de projet, a sympathiquement accepté de répondre quelques unes de mes questions.

Le projet

[Elize] Comment est né le projet Interface?

[Nadège] Le projet est né en 1995. Olivier Nerry et Frédéric Buisson sont à l’origine de cette initiative. Le fait d’être dans un appartement n’est pas un choix, c’est le hasard qui fait que, depuis 1995, l’association a occupé deux appartements consécutifs. Ce cadre est atypique à Dijon. Cet espace permet au public d’appréhender l’art autrement, le caractère domestique permet de se sentir « un peu comme chez soi ». Les artistes aussi aiment ce changement d’échelle car, habituellement, les lieux d’exposition se trouvent plutôt dans de grands espaces, du type anciennes usines industrielles.

Aujourd’hui, notre objectif reste le même : soutenir la jeune génération d’artistes.

[E] Comment définiriez-vous vos « clients »?

[N] Nous ne parlons pas de clients mais de public. Nous sommes une association et nous avons à cœur d’être accessible au plus grand nombre. Chaque personne qui ose pousser la porte est reçue avec sympathie, nous y tenons. Et si elle le souhaite, nous conversons ensemble.

[E] Quel est votre modèle économique?

[N] Nous sommes une association loi 1901. Nous avons un seul salarié, le reste de l’équipe est bénévole. Notre action est soutenue par la Ville de Dijon, le conseil Régional de Bourgogne, la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le Conseil Général.

[E] Vous êtes coordonnatrice de projet à Interface, quel type d’études avez-suivi?

[N] Après avoir suivi des études d’Histoire de l’art, je suis entrée à l’IUP Denis Diderot, en management des entreprises culturelles, à Dijon.

Les enfants

[E] Vous avez ouvert votre projet aux enfants. Comment cette idée vous est-elle venue?

[N] L’art contemporain est perçu comme peu accessible sinon comme une pratique élitiste. Aussi, nous avons constaté que le jeune public avait peu accès aux pratiques contemporaines.

Dans l’appartement/galerie Interface, nous avons à cœur d’accueillir chaque personne comme si elle venait nous rendre visite et souhaitons ainsi démystifier la rencontre avec l’œuvre. Celle-ci doit être spontanée et décomplexée. Nous partons du principe et sommes convaincus que l’art contemporain est accessible à tous, aux plus petits comme au plus grands.

L’envie d’accueillir des enfants vient aussi du fait que l’appartement se trouve proche d’une école maternelle, primaire et d’une centre de loisirs.

[E] Comment les artistes exposés appréhendent-ils ce public?
En définitive, les artistes qui sont invités à exposer à Interface rencontrent rarement les enfants car durant le montage le temps est précieux puis ensuite l’artiste retourne dans sa ville. Lorsque l’artiste est de Dijon, il est plus simple d’organiser d’éventuelles rencontres.

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