A la pêche aux moules, …

Retour à la plage. Nous avons vu une jeune femme courant se baigner et un enfant jouant avec un seau au bord de l’eau. Aujourd’hui, je vous propose une scène regroupant un enfant et sa mère.

La mère sort de l’eau tenant dans ses mains un seau. L’enfant est assis dans l’eau, il joue à ses pieds. Les personnages du tableau sont proches, pourtant ils ne communiquent pas. La mère se dirige vers la plage, laissant son jeune enfant dans l’eau. Pourquoi ne joue-t-elle pas avec lui? Y’aurait-il un autre enfant en dehors du cadre qui attend ce seau ? Le premier plan est calme et paisible, mais l’arrière-plan semble tourmenté. Pour quelle raison?

Je vous montre le processus de réalisation de la peinture. Petit à petit les choses se précisent, je change d’avis sur les couleurs (notamment le corps de la femme qui était initialement pensé en rouge), les détails se mettent en place.

Et voici des détails du tableau.

Il s’agit de vues rasantes qui permettent de voir les détails en relief, et la lumière qui se reflète sur le tableau.

Le tableau peut bien entendu être rapproché des précédents :

Les trois tableaux ont incontestablement des points communs :

  • Le lieu de la scène, sur la plage.
  • Les couleurs. Le tableau ici se compose, comme pour le tableau de la femme en quatre parties de couleurs distinctes, pouvant rappeler les quatre éléments.
  • La mise en relief des contours des personnages. Sur le tableau de la mère et l’enfant, les couleurs des deux corps se répondent mutuellement, tout comme le seau renvoie à la couleur du chapeau de l’enfant.

On retrouve le seau, couleur cuivrée, avec son anse jaune sur deux tableaux.

La comparaison permet également de mieux comprendre le tableau en lui-même. En comparant les deux femmes, on voit que la mère a une attitude à l’opposé de la jeune femme courant : l’une entre dans l’eau, l’autre en sort ; l’une a les cheveux détachés, l’autre les a coiffés en chignon ; l’une a une attitude ouverte quand l’autre est plus recroquevillée.

Si on regarde maintenant les enfants, il y le même type de contraste : l’un, debout, est actif ; l’autre, assis, est plus passif.

Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voudrez. Souvent, sur ces analyses produites par des tiers, on se dit ‘mais est-ce que l’artiste voulait vraiment dire cela’, ‘ne s’agit-il pas d’une extrapolation hors contexte?‘. Mais là, c’est moi qui vous le dis et qui ai peint ses tableaux : en l’étudiant, cette scène nous montre une mère, pas complètement épanouie.


Pour approfondir le sujet sur pigmentropie :

Et si vous voulez comprendre l’importance de partager le processus de réalisation (expliquée par Gwenn Seemel).

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