J’ai proposé à mes filles (âgées de 2 et 5 ans) une petite balade à la recherche de pigments colorés. Nous sommes donc parties voir les couleurs que nous pourrions extraire de fleurs au cours de notre balade.

La récolte fut bonne : du bleu, du jaune, du vert, et du rose. Autant dire qu’avec cette palette nous avons pu produire quelques dessins colorés.

Curieusement, ce sont les fleurs rouges qui n’ont pas donné de résultats concluants. Elles ont rendu des marrons violacées au mieux. On ne les a pas gardé dans notre palette. Je ne sais pas si ça dépend des fleurs ou de la couleur. Il faudrait essayer avec d’autres essences de plantes.

Cette activité a été une manière d’apprendre par l’action plusieurs choses :

  • voir les couleurs qui nous entourent,
  • comprendre que les couleurs utilisés au quotidien sont extraites de la nature (en simplifiant bien sûr),
  • expliquer que c’est la même chose qui se passe quand on tombe par terre et qu’on se tâche.

C’est une petite activité qui ne demande pas de matériel particulier : feuille & galet ou tout objet « solide » qu’on ne craint pas de tâcher. Les cailloux, ça fonctionne aussi, mais ils peuvent déchirer les feuilles. La difficulté est peut-être d’avoir une variété suffisante de fleurs à expérimenter. Dans notre cas, à la campagne, ça ne manque pas et on n’a pas de soucis avec les propriétaires. En ville, c’est peut-être plus compliqué de faire cela, car les pelouses et plantations des parcs ne sont pas forcement librement accessibles pour la cueillette.

A noter que c’est trop compliqué pour les enfants de 2/3 ans. Ca demande trop de dextérité de tenir la feuille et d’appuyer avec le galet. Mais ma fille de cet âge a apprécié de cueillir les fleurs et on a révisé les couleurs.

Par contre, la plus grande de mes filles (5 ans) a beaucoup aimé. Elle parle déjà de quand on refera cette activité : elle a d’autres idées de dessins.

Moi aussi, j’ai apprécié cette activité qui permet de dessiner avec des outils non conventionnels, d’expérimenter d’autres approches, de sortir du cadre.

Quand une galerie d’art [WA] et une association caritative [E] se rencontrent, elles peuvent avoir cette conversation : [E] : Bonjour, je cherche de l’argent. Pourrais-tu m’aider? [WA ] : Bonjour. Oui, je vais t’en donner. Tu prends les chèques? Et l’histoire s’arrête là. L’association [E] repart avec son argent, la …

L’art conceptuel atteint parfois un tel niveau d’intellectualisme qu’il en devient inabordable pour le commun des mortels, qui le trouve alors stupide. L’art conceptuel consiste à mettre la pensée au cœur de l’œuvre, plutôt que la maîtrise d’une technique. Penser, pour l’artiste Eskrokar, ça passe par le questionnement et par l’humour.