L’expression ‘être marron’ signifie ‘être lésé’. En réalité, ce terme n’a rien à voir avec la couleur marron mais vient de l’espagnol cimarrón et signifie ‘s’échapper, fuir’. Il faut remonter à la période esclavagiste, dans les diverses colonies. A cette époque, le marronnage désigne le fait pour un esclave de (re)prendre …

On en bave, ce n’est pas facile. On en voit de toutes les couleurs… L’expression ‘en voir de toutes les couleurs’ exprime les difficultés rencontrées. Cet état semble opposé avec l’idée de couleurs qui renvoient à une impression de joie.  Le noir renferme toutes les couleurs, elles éclatent quoi qu’ils arrivent. Les couleurs ne nuisent …

Quand la colère est trop forte, vous avez le choix entre le vert et le rouge puisqu’on dit « vert de rage » d’un côté et « rouge de colère » de l’autre.

Avec une couleur de chaque côté des yeux, vous devriez voir en trois dimensions. De là à savoir si cette vision vous aidera à mieux vivre votre colère…

pulp fiction rouge et vert
[photo CC BY Christian Allebosch]

Je commence une série des « couleurs de la vie », ces couleurs qui ponctuent notre quotidien, comme par exemple dans cette expression « avoir une peur bleue ». D’après la courte explication de « merci professeur » – meilleure explication que j’ai trouvé sur l’origine de l’expression, la peur bleue serait une métonymie (un raccourci) donné parce …

J’ai proposé à mes filles (âgées de 2 et 5 ans) une petite balade à la recherche de pigments colorés. Nous sommes donc parties voir les couleurs que nous pourrions extraire de fleurs au cours de notre balade.

La récolte fut bonne : du bleu, du jaune, du vert, et du rose. Autant dire qu’avec cette palette nous avons pu produire quelques dessins colorés.

Curieusement, ce sont les fleurs rouges qui n’ont pas donné de résultats concluants. Elles ont rendu des marrons violacées au mieux. On ne les a pas gardé dans notre palette. Je ne sais pas si ça dépend des fleurs ou de la couleur. Il faudrait essayer avec d’autres essences de plantes.

Cette activité a été une manière d’apprendre par l’action plusieurs choses :

  • voir les couleurs qui nous entourent,
  • comprendre que les couleurs utilisés au quotidien sont extraites de la nature (en simplifiant bien sûr),
  • expliquer que c’est la même chose qui se passe quand on tombe par terre et qu’on se tâche.

C’est une petite activité qui ne demande pas de matériel particulier : feuille & galet ou tout objet « solide » qu’on ne craint pas de tâcher. Les cailloux, ça fonctionne aussi, mais ils peuvent déchirer les feuilles. La difficulté est peut-être d’avoir une variété suffisante de fleurs à expérimenter. Dans notre cas, à la campagne, ça ne manque pas et on n’a pas de soucis avec les propriétaires. En ville, c’est peut-être plus compliqué de faire cela, car les pelouses et plantations des parcs ne sont pas forcement librement accessibles pour la cueillette.

A noter que c’est trop compliqué pour les enfants de 2/3 ans. Ca demande trop de dextérité de tenir la feuille et d’appuyer avec le galet. Mais ma fille de cet âge a apprécié de cueillir les fleurs et on a révisé les couleurs.

Par contre, la plus grande de mes filles (5 ans) a beaucoup aimé. Elle parle déjà de quand on refera cette activité : elle a d’autres idées de dessins.

Moi aussi, j’ai apprécié cette activité qui permet de dessiner avec des outils non conventionnels, d’expérimenter d’autres approches, de sortir du cadre.