Rencontre avec Julien Baldacchino

Dimanche dernier, je vous présentais les bav{art]dages, projets de Julien Baldacchino qui possède le pouvoir surnaturel de communiquer directement avec les œuvres d’art. De ces discussions, il a fait un blog et une émission de radio, pour l’instant.
Julien Baldacchino a répondu d’un bloc à toutes mes questions, alors écoutons-le nous parler librement à la première personne, un peu comme il parle à ces œuvres.

Le projet Bav{art]dages

L’idée de Bav{art]dages, à la base était d’arriver à parler d’art (contemporain en particulier) de la façon la plus simple possible, en expliquant clairement le sens des oeuvres mais sans termes compliqués. La prise de parole s’est rapidement imposée à moi, et il y a eu pour ça deux sources d’inspirations majeures : d’une part la pièce et le film Musée Haut Musée Bas, dans lesquels deux oeuvres d’art prennent vie et parlent d’elles-mêmes, et d’autre part l’audioguide proposé au Mac/Val, le musée d’art contemporain du Val-de-Marne à Vitry, dans lequel c’étaient les artistes eux-mêmes qui parlaient des oeuvres, et en rendaient l’approche beaucoup plus facile.
 
J’ai étudié plusieurs pistes, notamment l’éventualité d’une web-série en vidéo, mais c’est la formule écrite qui me semblait la plus facile à aborder. Toutefois, comme la radio est mon métier, j’ai écrit les épisodes avec en tête l’éventualité d’une adaptation radiophonique. Et j’ai assez rapidement essayé de trouver comment adapter les textes pour la radio : j’ai tenté une maquette très fidèle au format feuilletonnant de ce que j’écris sur le blog, mais ça ne fonctionnait pas. Le format « interview » est arrivé assez tard, quand j’ai commencé à préparer le projet que j’allais proposer à France Inter, donc fin 2014.
 
La seule différence entre le projet et sa concrétisation, c’est qu’à la base je ne comptais parler que d’art contemporain. Mais pour que l’ensemble de la série soit accessible au plus grand public possible, nous avons choisi, avec la direction des programmes de France Inter, d’ouvrir Bav{art]dages aux oeuvres classiques. Et ça marche plutôt bien, je pense en reprendre sur le blog après cette étape radiophonique
 
Concernant le futur, après la fin de la série d’interviews (donc à la fin de l’été), je ne sais pas exactement comment je vais reprendre le blog. Je n’ai pas envie de reprendre le feuilleton à l’écrit, je pense donc me tourner un peu vers des épisodes indépendants les uns des autres. Et en parallèle, je ne peux rien dire de précis pour le moment, mais il y a un projet d’édition.
 
Ce qui pourrait me bloquer, c’est le temps. Comme ce n’est pas mon métier, que je fais ça en bonus, ça prend un certain temps d’écriture, de documentation et de publication. C’est assez chronophage.
 
Enfin, non, pas de « mentor », pas de réseau structuré spécifique ! Simplement, j’ai quelques amis qui sont calés dans ce domaine donc je leur fais parfois relire mes billets/chroniques pour m’assurer que je ne dis pas de bêtises. J’entretiens aussi des relations via les réseaux sociaux avec quelques personnes qui travaillent dans des musées. Et puis, sur le projet radio, j’ai bien entendu le soutien de la direction de France Inter et de l’équipe de production du 6-9 du week-end.

Le modèle économique

Ma réponse sera plus rapide : le blog ne me rapporte pas un sou, il n’est pas monétisé. La chronique radio, quant à elle, est payée, je touche un cachet pour chaque épisode. En revanche cela ne me permet pas d’en vivre, ces cachets viennent en complément de mon salaire habituel à Radio France, puisque je suis également journaliste au sein de la rédaction du site Francebleu.fr.

La personne Julien Baldacchino

J’ai fait un bac S, puis une classe prépa littéraire, et je suis entré à Sciences Po Bordeaux où j’ai passé un master journalisme, avant de passer deux ans à l’Institut de journalisme de Bordeaux-Aquitaine.
Ce sont donc des études qui n’ont rien à voir avec l’art ! Mais c’est un domaine que j’adore… Pourquoi pas essayer de me spécialiser dans le journalisme culturel ? Bav{art]dages à la radio est un premier pas, c’est une porte que je laisse ouverte.
 Mon pigment préféré ? Sans hésiter l’indigo ! (Parce que le Bleu Klein n’est pas un pigment…)
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