Le street art colore la ville [Fort-de-France]

J’adore le street art pour ces principales raisons :

  • Il est libre, et peut même être illégal puisque les artistes n’ont pas nécessairement les autorisations pour peindre là où ils le font. Quand je dis libre, j’entends les différentes acceptions du mot : celui de la liberté de créer sans contraintes, mais également celui de l’expression « libre de droit ».
  • Il est offert à tous, gratuitement. Exposé dans l’espace public, il vient au-devant du public, et n’attend pas que le public vienne à lui.
  • Il est divers, hétéroclite. Les techniques ne se limitent pas à la bombe aérosol. Il y a également des collages, le tricot et tout ce qui passe dans l’imagination des artistes. Les supports également varient : murs, poteaux, trottoirs, panneaux, fissures, métro etc.
  • Il est dans le monde actuel. Il s’inscrit dans la ville et dans la vie. Il pose des questions sur la société, il peut susciter des réactions. Il n’a pas de limite, on le retrouve à New York, mais aussi à Bagdad.
  • Il est drôle, vrai, engagé parfois. Il est presque toujours inattendu.

Parfois dénigré, le street art est un réel mouvement artistique. Il a également des personnalités phares, je citerai en vrac : Ernest Pignon-Ernest, Banksy, Miss. Tic, Invader, Keith Haring pour ceux qui me viennent à l’esprit, mais la liste est longue. La majorité des artistes sont anonymes.

Le street art est partout, nous découvrons aujourd’hui celui de Fort-de-France. Il y a quelques murs illustrés dans le centre-ville et aussi une rue près du port qui est un véritable musée en plein air du street art martiniquais.

Le groupe Mada Paint – NPL (pour Nou pan lanmé, que je me risque à traduire du créole par « nous prenons la mer ») est visiblement moteur sur la Martinique.

Toutes ces peintures sont de grande qualité, fragile et éphémère. Les messages véhiculés sont les thèmes classiques des Antilles, traités de manière contemporaine, intelligente et drôle.

Ma préférence va à ce visage féminin.

femme_entierEn passant le long, j’ai réalisé que le regard était totalement modifié suivant l’angle où l’on se situe.  Il peut paraître déformé ou très réussi.

Cette balade fut une belle découverte, complètement inattendue. J’aurai presque pu faire un saut pour jumping in art museum.

Et pour plus de street art à Fort-de-France, c’est ici. 

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