Hector Charpentier, l’art de partager son art

Hector Charpentier est un artiste contemporain martiniquais. Même sans connaître son nom, si vous avez l’occasion de circuler un peu en Martinique, vous rencontrerez ses œuvres. En effet, il a produit un nombre important d’œuvres monumentales sur le domaine public. De nombreuses communes font appel à lui pour créer des sculptures emblématiques. Vous trouverez sur le site Sakafet Matinik ces principales réalisations.

Il expose également dans différents lieux culturels, tels qu’à la fondation Clément ou dans des lieux plus surprenants comme à l’aéroport ou au centre pénitentiaire de l’île.

A travers ces sites insolites, je souhaite montrer comment un artiste peut sortir du cadre conventionnel des expositions dans les musées et les galeries pour se confronter à la société dans son ensemble et dans sa diversité.

De l’art au centre pénitentiaire

Les centres pénitentiaires ne sont pas particulièrement réputés pour leur offre culturelle. Cette sculpture est nommée le ‘grand espoir’ et elle représente à la fois une clé, un visage de profil et un autre de face dans le vitrail. Ces symboles, au sein d’un lieu d’enfermement, me semblent pertinents. Je trouve que cette œuvre est moderne entre figuration et abstraction et elle trouve bien sa place dans la cour d’honneur de l’enceinte du centre pénitentiaire.

scuplture cle charpentier

Exposer dans un hall d’aéroport

A l’aéroport, a été organisée une exposition de ses œuvres, par contre, je ne sais pas jusqu’à quand, mais vous ne ferez pas le déplacement pour rien.  Si ce n’est pas lui, ce sera un autre artiste local puisque l’aéroport dispose au rez-de-chaussée d’un local d’exposition ouvert à tous. L’idée n’est pas si saugrenue. Effectivement, le temps passé dans un aéroport est un temps où l’on s’ennuie, où l’on attend, que l’on vienne chercher quelqu’un ou que l’on prenne l’avion soi-même. C’est tellement judicieux de convertir ce temps en activité culturelle. Et en termes de visibilité, le nombre de badauds est énorme.

Chacun peut passer dans cet espace ouvert, laissé libre d’accès. Les toiles ne sont pas particulièrement protégées, mais il ne semble pas y avoir de dégradation particulière des tableaux.

La présentation des toiles est simple : elles sont posées sur des chevalets, parfois sur un meuble. L’éclairage n’est pas orienté vers les œuvres, il y a uniquement les lumières générales. Ce ne sont effectivement pas forcement les meilleures conditions d’exposition.

Mais je suis complètement convaincue par la proposition faite à chacun de découvrir un artiste dans ce contexte. La culture et l’art viennent au contact de la foule, sans attendre l’inverse.

Alors, après le Louvre Lens et le Louvre Dubaï, à quand le Louvre Orly?


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