Monochrome devient dichrome

Maintenant que j’ai fait la maligne avec les ‘monochromes ready mades‘, je vais vous raconter mon expérience d’essai de monochromes. Au premier abord, ça peut paraître simple de faire un monochrome : une toile, une couleur, et hop le tour est joué.

J’avais repéré la série de tableaux nommées « blanc » de Cédric Teisseire. Des toiles carrées, au large châssis, les cotés sont peints en couleurs vives, la surface de la toile qui nous fait face est blanche. Avec l’éclairage, la couleur diffuse sur le mur, créant un halo qui cadre la peinture blanche. L’effet est vraiment réussi. C’est sobre, simple, mais il y a un réel jeu avec la couleur malgré la  prédominance a priori du blanc.

Je juge que c’est dans mes capacités et j’envisage de les reproduire.

J’ai peint mes trois cadres 3D de couleurs vives (bleu outremer, vert émeraude et jaune). Après, je ne suis pas puriste de la copie, je commence à prendre quelques libertés. Je souhaite apporter une touche de couleur dans l’aplat du blanc…

Se mets en place le processus de « création » et, les tableaux s’éloignent de l’idée initiale. La copie n’aura pas lieu puisque je prends de considérables initiatives : j’ajoute du relief à ma toile que je travaille de différentes manières suivant les couleurs. Le blanc ne recouvre pas l’ensemble de la surface de la toile. Avec un jeu de transparence, on discerne même des nuances dans les couleurs initiales.

A ce stade, je n’ai pas encore décidé si les toiles étaient achevées ou pas. J’envisage d’ajouter plus de nuances entre la couleur et le blanc.

En conclusion, ce qui s’annonçait comme un plagiat, ou une copie au départ, m’a donné un point de départ à une création qui est ensuite devenue personnelle.


Pour découvrir Cédric Teisseire :

Au sujet des monochromes : un article décalé sur PiGMENTROPiE.

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