Dénoncer les féminicides

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Dans le continuum des violences à l’égard des femmes, les féminicides constituent le paroxysme.

Ils sont dénoncés en tant que phénomène et à titre individuel. A chaque féminicide, des femmages sont organisées et les collages dans les rues viennent conserver la mémoire de ces crimes à l’égard des femmes.

L’une des célèbres citations de Benoîte Groult évoque les féminicides:

Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours.

Cette thématique très forte est reprise dans la rue, mais également sur mes collages.

Qu’est-ce que un féminicide ?

En France, le terme n’est pas reconnu au niveau juridique. Ce rapport de l’Assemblée nationale du 18 février 2020 explique et détaille pourquoi. Mais recommande de l’utilisation dans d’autres cas pour donner un nom à un phénomène bien réel et lui donner de la visibilité.

A l’international, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le reconnait et emploie,  depuis 2012 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui définit quatre types de féminicides et qui souligne que ces crimes s’inscrivent dans des cadres de violences systémiques et dans une logique de domination masculine.

féminicide

Les féminicides en France

Chaque année en France, une centaine de femmes sont tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

Un travail d’inventaire est réalisé sur Facebook sur le groupe « féminicides par compagnon ou ex. On le retrouve également sur Instagram (@feminicidespar).

Ce groupe est cité en référence par d’autres associations féministes. Il rapporte des faits, compte les victimes directes et indirectes (telles que les enfants), les cartographie. Ainsi, on passe du concept au concret.

La réalité frappe sur tout le territoire, à tous les âges. Lire les faits permet également de lutter contre des préjugés, comme le fameux « morte sous les coups de son mari ». En effet, plus de la moitié de ces meurtres sont réalisés avec des armes (source l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple de 2019).

Se mobiliser

Chacun·e peut se mobiliser :

  • En utilisant le nom « féminicide » et expliquant ce que c’est. Surtout en donnant un caractère systémique à des cas qui pourraient être pris isolément.
  • En sensibilisant les politiques pour que des mesures soient prises et surtout appliquées. Et pour cela, il est possible de manifester mais aussi d’interpeller sur les réseaux sociaux.
  • Mais aussi, en agissant sur l’ensemble du continuum des violences à l’égard des femmes. Il ne faut pas douter du fait que l’écriture inclusive ou l’allongement du congé paternité aide à sauver des vies. Les actions sont multiples, certaines sont applicables dans ton quotidien dès maintenant.
  • Surtout refuser de romantiser la violence au sein des couples.

Je ne t'aime pas à en mourrir

Les mots clés à retenir

Sur les réseaux, les mots clés permettent de mobiliser. Concernant les féminicides, n’hésite pas à utiliser ceux-ci :

  • #stopféminicides
  • #pasunedeplus
  • #tueeparcequefemme
  • #violencesfaitesauxfemmes
  • #lemachismetuetouslesjours
  • #stopviolencesconjugales

pas une de plus

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1 commentaire

  1. Toutes les démarches sont importantes pour lutter ! Y compris l’art. En ces temps où les violences conjugales font chaque jour des orphelins, je souhaitais rendre tristement hommage aux 130 femmes décédées en 2018 et 141 en 2019 en France. Combien en 2020 ? Le chiffre risque d’être effroyable … Artiste, J’ai réalisé une installation dans un centre d’art sur les violences faites aux femmes. Intitulée « Loi n°2010-769 ». A découvrir : https://1011-art.blogspot.com/p/loi-n2010-769_2.html
    Et aussi « This is not consent » sur la culture du viol : https://1011-art.blogspot.com/p/thisisnotconsent.html
    Ces séries ont été présentées à des lycéens, quand l’art contemporain ouvre le débat…

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