5 conseils pour débuter l’urban sketching

L’urban sketching est une philosophie artistique : les artistes sortent à l’extérieur, pour créer.

L’expérience est à portée de carnet et de crayons. Elle est accessible mais il peut y avoir des freins à sa réalisation.

J’ai essayé et dessiné quatre croquis.

Je partage cinq idées issues de cette première sortie en mode ‘urban sketching’.

1 – Identifier les blocages

Pendant plusieurs semaines, j’ai reporté régulièrement les séances que je programmais.

Voici les pensées qui me freinaient, et les questions qui se posaient :

  • Il faut beaucoup de préparation. Et si j’oubliais quelque chose ?
  • Dans un espace public ? Mais alors, des personnes me verront peindre, qui me questionneront. Et s’ils me critiquent ou se moquent ?
  • Où s’installer ? Comment poser mes affaires ?

point de vue trois ilet sacAprès avoir écouté les conseils de Pauline, je me suis motivée.

J’ai également modifié mon projet initial, peut-être un brin ambitieux : j’abandonne l’idée de l’aquarelle, j’opte pour des dessins. Ainsi, mes besoins en matériels sont moins importants, je me sens plus mobile.

Cette option me rassure car il est alors possible de m’asseoir par terre. C’est au final ce qui s’est passé.

Alors, je suis partie dans l’aventure de l’urban sketching.

2 – La météo est un facteur non négligeable

Le matin venu, sous le soleil éclatant de la Martinique (même derrière quelques nuages), j’ai eu chaud, même très chaud !

Heureusement, j’avais amené à boire.

Mais je n’avais pas anticipé que je resterai au soleil, car les endroits ombragés ne m’offraient pas la meilleure vue. Alors, il n’y a pas que les dessins qui ont pris des couleurs…

Un conseil spécial Martinique : prendre à boire ET mettre de la crème solaire.

J’ai mieux compris pourquoi Pauline renonçait à certaines sorties à cause du temps. Être en extérieur signifie accepter le froid, le chaud, la pluie. Ce facteur doit être pris en compte pour passer un bon moment.

3 – Trouver un lieu tranquille

Novice en la matière, je ne souhaitais pas particulièrement discuter ou rencontrer des personnes.

Avant de partir, je ne savais pas tout à fait où j’allais me positionner pour dessiner. Quand j’ai vu le service des espaces verts s’affairaient à un endroit que j’avais visé, j’ai renoncé à ce choix. Entre le bruit et les paires d’yeux qui allaient m’observer, j’ai passé mon chemin.

J’ai marché un peu et je me suis retrouvée près du cimetière. J’y suis entrée… Et je me suis installée.

Il faut reconnaître que les cimetières antillais ont un cliché, une esthétique graphique.

4 – Trouver la bonne distance

Restant dans le cimetière, j’avais une perspective intéressante sur la toiture de l’église. J’ai commencé mon dessin en partant du haut du clocher. J’ai avancé dans le dessin en respectant les proportions. Au départ du dessin, je pensais réaliser l’église en entier, finalement, je n’ai eu la place que pour la toiture : soit ma feuille était trop petite, soit mon dessin trop grand…

Je travaille habituellement sur photo, et le travail de composition est réalisé au préalable. Lorsque je dessine, même si je n’utilise pas de quadrillage, je dessine proportionnellement au cadre de la photo.

En extérieur, aucune bordure ne me montre les proportions qui me permettront de faire ‘rentrer’ mon dessin dans la feuille. Ce point est une découverte importante de cette sortie. Il reste un point à travailler.

5 – Accepter les erreurs

La perspective prend de l’importance dans les croquis de paysage. Mais identifier les fuyantes peut se révéler difficile…

Le dessin devient alors bancale. J’ai constaté assez vite un problème sur le mur le plus éloigné de l’église. Mais je ne suis pas parvenue à rétablir le point de fuite. J’ai écourté le dessin face à cette difficulté.

En regardant les photos, les erreurs me sautent aux yeux.

Conclusion : recommencer !

L’urban sketching apporte une nouvelle approche du dessin. Il reste un excellent prétexte pour sortir faire un tour dans un lieu familier, pour y porter un regard neuf.

J’ajoute cette pratique au panel de créations à ma disposition. Je recommencerai certainement.

Et toi, tu as déjà essayé l’urban sketching ?


Et pour en savoir plus sur cette pratique :

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4 Comments

  1. Super contente de lire cet article ! J’ai souri à la lecture de ton point 4 car je m’y suis totalement retrouvée : il y a une vraie différence d’appréhension entre le « in situ » et le travail d’après photo. En effet, quand il y a photo, il y a tout de suite une limite (ce qui parfois me gêne d’ailleurs), mais quand on est in situ, là, il y a plus du tout de limite hormis celle de sa propre feuille et du coup ça donne une approche différente avec laquelle il faut se familiariser !

    Félicitations en tout cas et hormis les coups de soleil, j’espère que tu y as pris du plaisir car c’est bien ça le plus important 😉

    • Oui, ça m’a plu. Même si je ne me suis pas sentie très à l’aise pour dessiner. J’ai eu du mal à trouver où m’installer. Et sur le sol, ce n’est pas l’idéal, même si c’est possible. Je le recommencerai dans d’autres conditions. Et notamment, j’aimrai bien sur la plage. A voir pour les détails pratiques.
      Et je viens de recommencer, à Fort-de-France :-).

  2. Bonjour Elize, J’ai commencé le ‘Urban Sketching’ il y a presqu’un an, en février 2015 à Montréal, journée où il fait environ moins 25o C. D’ailleurs, j’avais commencé à dessiner tout juste un mois avant. Alors, je suis bien d’accord avec votre point 1)… oui, la météo peut être un inconvénient majeur. Surtout ne pas se laisser influencer par ce que les gens diront. Je ne suis vraiment pas une experte – très loin de là – aucun passant ne m’a dit que mes sketchs n’étaient pas bien. Et j’apprivoise m’installer sur des coins de rues ultra-passants, au risque de me faire marcher sur les orteils. Je suis nulle en proportions, alors, c’est une adaptation de tous les moments avec ce que j’ai l’intention de dessiner et ce que je peux entrer dans mon carnet. Quant à votre point 5) : accepter les erreurs… et apprendre de chacune d’elles. Je tente de me concentrer surtout sur les bons points et sur les progrès faits depuis 1 an. Nous avons un chapitre ‘Urban Sketchers Montréal’. Nous nous rencontrons 1 fois par mois, débutants et experts. C’est une belle occasion de partager et d’apprendre tout plein de trucs. J’ai écrit quelques billets sur le sketching sur mon blogue: https://letripdupinceau.com/ – Bonne continuation, j’ai beaucoup aimé votre série sur les fleurs.

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