Art-thérapie : 5 questions pour comprendre comment soigner avec l’art

En octobre, j’ai rencontré Vanessa Becher, artiste et art-thérapeute. Le mot ‘art-thérapie’ a attisé ma curiosité. Je suis ensuite revenue vers Vanessa pour compléter mes connaissances sur le sujet. Les réponses proposées ci-dessous relatent une synthèse de notre échange et de mes recherches sur Internet. 

1 – A qui s’adresse l’art-thérapie ?

L’art-thérapie s’adresse à TOUS, au sens très large. Ainsi sont incluses des personnes qu’on oublient généralement car elles s’expriment peu :

  • Les enfants. L’art-thérapie peut débloquer un complexe. En effet, les complexes sont souvent issus de l’enfance, et peuvent être traînés la vue durant comme des boulets. En ne laissant pas s’installer un malaise, ce sont des années de mieux-vivre qui sont gagnées.
  • Les personnes en fin de vie. Elles peuvent se libérer de tensions, partir l’esprit tranquille.
  • Les personnes handicapés. Elles regagnent confiance car elles s’aperçoivent de leur capacité à créer.
  • Toutes les personnes qui ont du mal à s’exprimer verbalement. L’art sert d’intermédiaire, il transmet de l’information, il offre un support à l’échange. D’une certaine manière, on aborde sa personnalité, ses problèmes par un axe détourné qui peut paraître moins effrayant.

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2 – Quel domaine artistique pratique-t-on dans l’art-thérapie ?

L’art-thérapie prend différentes formes artistiques. Ce choix revient au patient. Il identifie le médium qui lui paraît leur plus approprié comme vecteur de son discours. Les formes peuvent être très variées : peinture, danse, son/musique, sculpture, théâtre, cirque, marionnettes.

Certains art-thérapeutes se spécialisent, on trouve par exemple des musico-thérapeutes.

3 – Comment se déroule l’art-thérapie ?

L’art-thérapie se réalise en plusieurs séances. Puis, les personnes peuvent pratiquer en autonomie, une fois qu’elles ont compris l’essentiel.

Les réalisations artistiques permettent de comprendre les enjeux de la souffrance du patient. Une fois cela établi, l’art-thérapeute propose d’effectuer des changements dans les dessins. Ces modifications symboliques viendront ensuite contribuer à l’évolution réelle du patient.

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4 – Comment devient-on art-thérapeute ?

Actuellement en France, l’art-thérapie n’est pas reconnu comme une discipline officielle. Il existe des formations par correspondance, ou par des stages. Les formations allient la psychologie et l’art, elles sont relativement onéreuses.

Vanessa me confie qu’une expérience de pratique personnelle de l’art offre une base solide pour comprendre le cheminement potentiel au travers de l’art. Avant de savoir analyser l’art des autres, le premier sujet d’étude reste soi-même. Le domaine de l’art prend sa source dans les émotions. Analyser son art, savoir les effets des différents états d’esprit sur l’art participe à une bonne appréhension globale dans la perception du travail réalisé par les patients.

5 – Les artistes exposent-ils donc aux yeux de tous les méandres de leur vie intérieure ?

Ce n’est pas si simple. Le résultat final de l’œuvre nous transmets probablement des émotions. Cependant, l’art-thérapie s’intéresse au cheminement de la création : les couleurs sont-elles mélangées, ou bien clairement délimitées? Les formes ont-elles des contours marqués ? Quelles couleurs sont choisies ? Etc.

La verbalisation lors du processus de création est également une partie essentielle de la thérapie.

En conclusion, une vidéo très claire sur le sujet :


Pour en savoir plus :

Pour finir, Vanessa Becher faisait partie de ma sélection des 5 artistes découverts au Festi-arts. Pour découvrir son talent, tu peux la suivre sur Facebook.

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