Rencontre avec Jimmy P, un artiste surréaliste

Jimmy P est pote avec Salvador Dali. Enfin, pas vraiment dans la réalité… Mais pour les surréalistes, le rêve représente une source importante dans la création. Alors cette amitié pourrait bien exister dans un monde parallèle au notre.

Les dessins et les peintures de Jimmy P nous transportent dans un monde imaginaire, parfois drôle, parfois inquiétant, souvent déroutant.

Jimmy P se définit comme un ‘artiste surréaliste‘ : cette synthèse de son art m’avait interpelé et m’avait poussé à me définir, moi aussi, en tant qu’artiste au sein de l’histoire de l’art. J’ai alors pris contact avec Jimmy pour en savoir plus sur son identité et son parcours.  

Le projet d’artiste

[Elize] Comment et quand t’es-tu lancé dans l’art ?

[Jimmy P] J’ai commencé à dessiner très petit (un peu comme tout le monde) et je me suis vite rendu compte que j’aimais ça. Alors, quand d’autres arrêtent, moi j’ai continué.
J’ai découvert le peinture à l’école, mais je n’aimais vraiment pas ça. Et, au lycée, ma prof d’arts plastiques m’a fait découvrir l’acrylique, et j’ai adoré ! Depuis, je continue à peindre à l’acrylique. C’est vraiment ma peinture préférée.

[E] Quel a été le déclencheur qui t’a fait passer à l’action ? Comment es-tu devenu artiste ?

[JP] Comme il fallait payer les factures, j’ai toujours été obligé d’avoir un métier alimentaire, tout en continuant à peindre dans mon coin. Mes amis me disaient tous que je devrais me lancer, mais, à l’époque, c’était très vague pour moi. Et puis, un jour, l’entreprise dans laquelle je travaillais a effectué un licenciement économique qui offrait de bonnes opportunité pour tenter l’aventure. Pendant plus d’un an j’ai travailler à ma peinture, chez moi, sans contraintes d’argent ou presque. C’est là que j’ai découvert le monde artistique sur internet : les blogs d’artistes, les blog d’idées, les galeries en ligne. Je me suis donc lancé dans cette aventure à mon tour.
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et j’ai dû reprendre un travail alimentaire. Mais j’étais lancé. Et je continue mes deux activités en parallèle.

[E] Après toutes ces années, qu’est-ce qui te donne la force et l’envie de continuer ?

[JP] Je suis quelqu’un d’assez timide dans la vie, et à la limite de l’agoraphobie.

La peinture me permet d’exprimer ce que j’ai du mal à dire à l’oral.

Elle me permet de dire mes sentiments, mes émotions. Je crois que c’est ça qui me motive. Et aussi un ego un peu surdimensionné : l’envie d’être connu et reconnu 😉

[E] Réalises-tu des œuvres artistiques dans d’autres domaines que la peinture ?

[JP] Oh oui, j’aime tellement dessiner que je ne pourrais pas m’en passer. Je dessine tous les jours, en m’astreignant à faire un dessin par jour. Et puis ça aide aussi à trouver des idées pour de futurs tableaux.

dessin jimmy p escargot serpent surrealiste

[E] Quels sont tes projets ?

J’aimerais arriver à peindre un tableau en grand format. Quelque chose de vraiment grand.

Mais pour ça, il faut du temps et surtout une bonne idée. Alors je travaille sur ce projet doucement, sans stress. C’est vraiment un projet qui me tient à coeur.
J’aimerais aussi être exposer en galerie aussi. Mais je ne suis pas encore assez sûr de moi pour ça.

Le surréalisme de Jimmy P

[E] As-tu un « mentor »?

[JP] Je ne dirais pas un mentor, plutôt un modèle. Et je n’ai pas pris le plus simple, puisque j’ai choisi Salvador Dali comme modèle. Sa vie est extraordinaire, son imagination débordante.

[E] Pourquoi le courant artistique du surréalisme te parle-t-il ?

[JP] Ah le surréalisme ! Je suis tout de suite tombé amoureux de l’idée principale du surréalisme donné par ma prof d’arts plastiques au collège : ‘un objet du quotidien dans une situation non conventionnelle‘.

J’ai toujours été en dehors de ce qui est conventionnel. Alors, ça ne pouvait que me parler.
Et puis, j’aime la liberté que cela procure. Je peux me permettre tellement de choses.

[E] Ne te sens-tu pas à l’étroit dans cet univers ?

[JP] Non, pas du tout, c’est un univers tellement plein de liberté. Je peux me permettre toutes les audaces, toutes les idées, même les plus farfelues.

[E] De manière générale, penses-tu qu’un mouvement artistique ‘historique’ peut accueillir des artistes d’aujourd’hui ? 

[JP] Oui, bien sûr. Il faut juste le réinventer un peu. Pour le surréalisme, il y a plusieurs courant qui ont dérivés. Et je trouve ça bien, ça permet au courant de continuer à vivre et à se réinventer.
Pour ma part, je me considère comme un surréaliste. Même si je ne suis pas tous les préceptes du mouvement. Je m’en suis approprié certaines règles, et en ai écarté certaines.

[E] Quel est ton pigment préféré?

[JP] Je dirais que j’ai mes périodes. Je n’aime pas trop me limiter. Mais je fais toujours tout dans l’excès. En ce moment, je fais une fixette sur le vert/bleu, un vert de mer, le vert de l’eau qui dort.


Pour retrouver Jimmy P :

J’avais déjà parlé de surréalisme, avec avec le poème d’Eluard ‘bleue comme une orange’ et au sujet du symbole des œufs pour Salvador Dali.

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