Répéter, ce n’est pas faire la même chose

Les séries peuvent être vues comme une manière de se répéter.

Or, si la répétition n’a pas forcément la cote, elle est pourtant la base même de tout apprentissage.

La répétition est parfois vue comme une façon de faire du sur-place, de ne plus progresser.

L’expression populaire dit d’ailleurs « Faire et défaire, c’est toujours travailler, mais ce n’est pas gros avancer. « 

Mais alors pourquoi autant d’artistes n’hésitent pas à se répéter ? Certains bâtissent même leur carrière sur un seul type de création.

Se répéter : retrouver du plaisir à chaque fois

Pour les artistes peintres, il peut être mal vu de se répéter. Effectivement, l’aspect original de l’œuvre peut paraître amoindri.

Pourtant dans d’autres pratiques artistiques, ce n’est pas si évident.

Par exemple, on ne reproche pas à un chanteur de chanter les mêmes chansons. On adore écouter et ré-écouter les mêmes.

Quand j’écoute et réécoute une chanson, je construis avec elle une histoire, je l’associe à des événements de ma vie.

Je peux retrouver le contexte qui m’a fait la connaître, à quelle fête j’ai dansé dessus, avec qui j’étais.

Je suis aussi heureuse de les faire découvrir à mes filles, pour me créer de nouveaux souvenirs, pour partager un moment avec elles.

Camille Claudel dessin de la valse par elize, à l'encre crayon bleu

Répéter permet de progresser

Pour s’approprier un geste, pour maîtriser une technique, il est nécessaire de répéter.

Aucun sportif ne devient champion du monde en ne réalisant qu’un seul match ou qu’une seule course.

Au contraire, en réalisant encore et encore une action, on progresse jusqu’à exceller.

Et puis, en réalisant la même chose, on peut constater le fruit de ses efforts. Si on change trop de paramètres, il devient difficile de se rendre compte de l’évolution.

Se rassurer en répétant

Les injonctions à « sortir de sa zone de confort » peuvent être pesantes.

Mais parfois, on a juste envie de profiter d’être en terre connue. C’est réconfortant et ça fait du bien – aussi.

Répéter ce n’est jamais pareil

J’ai peint et dessiné une dizaine ou une quinzaine de fois le couple de la sculpture « la danse » de Camille Claudel.

Je recommencerai certainement.

A chaque fois, le résultat est différent, j’accentue différemment les couleurs. Je change l’association des couleurs, le cadrage, la taille, le support.

Bref, je varie malgré les apparentes similitudes.

Et toi, te répètes-tu ?

A lire sur le sujet : un article du site The conversation : « Pourquoi les enfants aiment lire et relire les mêmes histoires ? « 

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